Mildiou de la tomate : quels traitements naturels pour lutter ?

traitement naturel mildiou tomate

Le mildiou de la tomate est l’un des fléaux les plus redoutés des maraichers et producteurs de tomates. Redoutable par sa rapidité de propagation, cette maladie cryptogamique est causée par des champignons du genre Phytophthora. Son apparition, souvent fulgurante, décime des cultures entières en l’espace de quelques jours. Face à cette problématique, Agrobiotop développement des traitements et solutions 100% naturelles pour protéger vos cultures face à cette maladie.

Identification et caractéristiques générales

Le mildiou de la tomate est une maladie cryptogamique qui se manifeste principalement sous deux formes : 

  • le mildiou aérien, causé par Phytophthora infestans,
  • le mildiou terrestre, provoqué par Phytophthora parasitica

Les tomates ne sont pas les seules touchées, cette maladie affecte également d’autres solanacées comme la pomme de terre.

La période à risque s’étend d’avril à octobre, avec un pic d’attaques en plein champ à partir du mois d’août. Le mildiou profite d’un climat humide et doux, entre 10 et 25°C, pour proliférer. Une pluie prolongée, une brume persistante ou une rosée matinale suffisent à déclencher une épidémie en quelques jours. Une fois installé, il est presque impossible d’enrayer son développement de manière curative, ce qui rend la prévention essentielle.

Le champignon survit dans le sol sous forme d’oospores durant l’hiver. À la faveur de conditions favorables, il contamine les cultures dès le printemps, se propageant en foyer avant de s’étendre à grande vitesse. L’absence prolongée d’humidité ou des températures supérieures à 30°C peuvent interrompre son cycle de développement, mais ces conditions restent rares en pleine saison de culture.

Biostimulants
Améliorateurs du sol

Mode de conservation et dissémination

Les modalités exactes de persistance du mildiou d’une saison à l’autre ne sont pas encore totalement élucidées. Néanmoins, il est avéré que le champignon peut survivre sous plusieurs formes. Il persiste sous forme de mycélium sur des résidus de plantes contaminées ou sous forme d’oospores dans le sol. Cette capacité de conservation assure la reprise de la maladie d’une année sur l’autre.

Le vent, la pluie et les arrosages jouent un rôle majeur dans la dissémination des spores. Lors d’un épisode humide, les sporanges sont libérés et transportés sur plusieurs kilomètres. Une culture saine peut ainsi être contaminée par des spores en provenance d’un champ distant.

D’autres vecteurs contribuent à la dissémination :

  • L’utilisation de plants ou de graines déjà infectés.
  • La conservation de tubercules de pommes de terre contaminés dans un même espace que les jeunes plants de tomates.
  • La présence de solanacées sauvages porteuses du champignon à proximité des cultures.
  • Une mauvaise gestion des déchets végétaux, favorisant la persistance du champignon d’une année sur l’autre.

Quels sont les symptômes et dégâts du mildiou de la tomate ?

Le mildiou aérien commence par toucher le feuillage. De petites taches jaunes apparaissent sur les feuilles, évoluant rapidement vers une teinte brunâtre avant de se dessécher. Ce dessèchement s’étend aux tiges, où de grandes marques brunes irrégulières se forment, annonçant une perte irréversible du plant.

Lorsque les fruits sont atteints, ils développent des marbrures brunes, accompagnées de bosses irrégulières. Ces symptômes les rendent impropres à la consommation.

Le mildiou terrestre suit un schéma différent. Il s’installe plus tôt dans la saison et se manifeste d’abord à la base de la tige par un chancre brun. Cette forme, bien que moins répandue, peut provoquer des pertes importantes en limitant le développement des jeunes plants.

Dans les cas les plus sévères, une infection précoce conduit à la destruction totale de la culture, entraînant des pertes économiques considérables pour les producteurs.

Confusions possibles avec d’autres maladies

Le mildiou peut être confondu avec d’autres maladies fréquentes chez la tomate. L’alternariose, par exemple, se manifeste par des taches noires cerclées d’un halo jaunâtre. L’anthracnose provoque quant à elle des taches enfoncées sur les fruits.

Une autre confusion courante concerne la nécrose apicale, souvent appelée « cul noir ». Contrairement au mildiou, cette pathologie n’a pas d’origine parasitaire. Elle est due à un déséquilibre d’absorption du calcium, souvent causé par un arrosage irrégulier. Les fruits développent alors une tache noire en creux à l’extrémité opposée au pédoncule.

Nous avons développé chez Agrobiotop des produits naturels de traitements et de protection pour la lutte contre le mildiou de la tomate.

Pour les cultures de tomates en plein champ

L’amélioration de la structure des sol, mieux aérés, mieux drainés, évite la stagnation de l’eau d’arrosage ou des pluies :

Des biostimulants ayant une action contre le mildiou :

  • YAKAPRO
  • CHITOPROTECT (Chitosan origine crustacée en tant que substance de base) – Eliciteur, active le système de défense des plantes
  • BENTOBIO – créer une barrière physique contre le Mildiou et autres maladies. Son pouvoir asséchant puissant permet de bloquer et d’assécher le mycélium ou oospores du Mildiou en préventif et curatif. Il est compatible avec le CHITOPROTECT (Chitosan) : 1.5 litres CHITOPROTECT + 3Kg BENTOBIO / 300 litres d’eau / hectare.

Pour les cultures de tomates sous serre

Application de biostimulants ayant une action contre le mildiou :

  • YAKAPRO
  • CHITOPROTECT (Chitosan origine crustacée en tant que substance de base) – Eliciteur, active le système de défense des plantes.

L’association des deux solutions ci-dessus pour une meilleure protection.

Comment prévenir le mildiou de la tomate ?

L’humidité est le principal moteur du développement du mildiou. Une pluie abondante, des arrosages inadaptés ou une ventilation insuffisante des cultures créent un terrain propice à son apparition. Une parcelle mal drainée favorise également la persistance du champignon dans le sol.

Plusieurs pratiques permettent de limiter le risque d’infestation :

  • Le choix des variétés : certaines variétés de tomates affichent une meilleure résistance naturelle au mildiou. Leur sélection réduit considérablement les risques d’infection.
  • L’aération des cultures : espacer suffisamment les plants permet de limiter la stagnation de l’humidité. Une taille régulière, en supprimant les feuilles basses et en éclaircissant le feuillage, améliore la circulation de l’air.
  • La protection contre la pluie : en culture de plein champ, l’utilisation de tunnels ou de bâches réduit l’exposition directe des feuilles aux précipitations.
  • Une gestion rigoureuse de l’arrosage : un arrosage ciblé au pied des plants limite les projections d’eau sur le feuillage. L’arrosage en soirée est à proscrire, car il prolonge l’humidité nocturne.
  • La rotation des cultures : alterner les cultures d’une année sur l’autre empêche le champignon de s’installer durablement dans le sol. Il est recommandé d’attendre au moins trois ans avant de replanter des solanacées sur la même parcelle.
  • L’élimination des résidus contaminés : les plantes malades ne doivent jamais être laissées sur place ou intégrées au compost, au risque de favoriser la dissémination des spores.

Photo : Shutterstock

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